Décision d’achat : étapes, facteurs d’influence et leviers marketing
La décision d’achat est le moment où un client potentiel se décide pour ou contre un produit ou un service. Elle marque l’aboutissement d’un processus influencé autant par les émotions que par des comparaisons rationnelles.
Les étapes d’une décision d’achat type
Une décision d’achat est rarement prise de manière spontanée, même si elle est finalement prise rapidement. Tout commence par un besoin ou un problème, puis vient une phase de recherche d’informations au cours de laquelle les différentes options sont comparées. Ce n’est qu’ensuite que la décision proprement dite est prise, suivie d’une évaluation après l’achat, qui influence à son tour les décisions futures.
Conseil pratique : ne pas limiter le contenu marketing à la phase de décision proprement dite, mais l’étendre également à la phase post-achat, par exemple en apportant des réponses claires aux doutes habituels qui surgissent après l’achat.
La durée de ces phases varie considérablement d’un produit à l’autre. Un produit courant et bon marché parcourt souvent l’ensemble du processus en quelques secondes, tandis qu’un achat coûteux ou rare nécessite plusieurs jours, voire plusieurs semaines, de réflexion et implique plusieurs points de contact avec une marque.
- C’est d’abord un besoin ou un problème qui apparaît
- Recherche d’informations et comparaison à suivre
- La décision en tant qu’étape à part entière
- Les avis laissés après l’achat ont un impact durable
Facteurs influençant la décision d’achat
Outre le prix proprement dit, de nombreux autres facteurs influencent la décision d’achat : la confiance dans une marque, les avis d’autres clients, la disponibilité, mais aussi le principe de réciprocité, selon lequel une faveur accordée au préalable renforce la propension à acheter. Ces facteurs agissent rarement isolément, mais se renforcent ou s’affaiblissent mutuellement.
- Le prix n’est qu’un facteur parmi d’autres
- La confiance et les avis ont un impact considérable
- La disponibilité influence la décision
- Ces facteurs se renforcent mutuellement
Comment le marketing influence la décision d’achat
Le marketing ne peut pas imposer une décision d’achat, mais il peut l’accompagner de manière ciblée, par exemple en renforçant la disposition à acheter pendant la phase de comparaison ou en dissipant les doutes juste avant la conclusion de la vente. Des informations claires sur les produits, des prix transparents et des réponses rapides aux questions en suspens réduisent considérablement la phase d’incertitude.
- Soutenir de manière ciblée la propension à l’achat
- Levée des doutes avant la conclusion
- Fournir des informations claires sur les produits
- Réduire activement l’incertitude
Les expériences négatives et leur influence sur les décisions futures
Une mauvaise expérience, comme un avis négatif sur Google, peut faire basculer au dernier moment une décision d’achat qui aurait autrement été positive. C’est précisément parce que la phase d’évaluation après l’achat influence la décision d’un autre client qu’il vaut la peine d’intégrer la gestion active des retours clients comme un élément à part entière de son propre travail de marketing.
- Les avis négatifs ont un impact sur les nouveaux clients
- La phase d’évaluation influence les décisions futures
- Il est utile de gérer activement les retours d’expérience
- Le retour d’expérience dans le cadre des activités marketing
Comparaison entre les décisions d’achat impulsives et celles qui sont mûrement réfléchies
Toutes les décisions d’achat ne suivent pas les phases classiques dans leur intégralité. Dans le cas des achats impulsifs, la recherche d’informations et la décision se confondent presque en un seul instant, souvent déclenché par une offre attractive, un délai serré ou une forte réaction émotionnelle. Les décisions d’achat planifiées, par exemple pour des achats plus coûteux ou plus rares, passent en revanche délibérément par plusieurs étapes de comparaison, au cours desquelles des critères rationnels tels que le rapport qualité-prix ou la garantie pèsent davantage. Le marketing doit distinguer ces deux formes, car les décisions impulsives tirent profit de l’urgence et de la disponibilité, tandis que les décisions planifiées dépendent davantage de la confiance et d’informations détaillées.
- Achats impulsifs : la recherche et la décision ne font plus qu’un
- Les achats prévus passent par plusieurs étapes
- Le sentiment d’urgence a un impact plus fort sur les achats impulsifs
- La confiance est plus importante lors de la planification
L’influence de la preuve sociale sur la décision d’achat
Face à l’incertitude, les gens s’inspirent souvent du comportement des autres, un phénomène largement décrit en psychologie comportementale appliquée au marketing. Les avis, le nombre d’utilisateurs ou les recommandations visibles influencent donc souvent davantage la décision d’achat que les seules caractéristiques du produit, car ils donnent l’impression de réduire le risque personnel.
En particulier pour les marques nouvelles ou inconnues, une preuve sociale visible peut faire toute la différence : elle peut inciter un client à surmonter ses dernières hésitations avant l’achat ou, au contraire, le pousser à quitter le site sans passer commande. En l’absence totale de cette preuve, une offre peut rapidement paraître moins fiable que celles de concurrents comparables affichant des avis visibles.
Les contenus créés par les clients eux-mêmes, comme par exemple leurs propres photos d’un produit utilisé, sont souvent perçus comme des témoignages sociaux plus crédibles que les images publicitaires mises en scène par des professionnels, car ils montrent directement une utilisation réelle plutôt qu’une situation artificielle.
- Les autres comme repères
- Les évaluations réduisent le risque perçu
- Particulièrement important pour les marques inconnues
- L’absence de justificatif suscite des doutes
Décisions d’achat dans le secteur B2B
Dans le secteur B2B, une décision d’achat est rarement prise de manière isolée, mais fait généralement l’objet de plusieurs cycles de concertation entre le service spécialisé, le service des achats et la direction. Une stratégie ciblée de génération de prospects B2B doit donc fournir simultanément des arguments adaptés aux différentes parties prenantes, car chacune d’entre elles accorde de l’importance à des critères différents.
Alors que dans le secteur B2C, les émotions jouent souvent un rôle déterminant dans la prise de décision, dans le domaine B2B, ce sont plutôt des chiffres vérifiables, des références et des avantages clairement documentés qui priment. La décision proprement dite est donc prise plus tard, prend plus de temps, mais s’avère souvent plus solide et est moins souvent dictée par des impulsions à court terme.
Un petit projet pilote mené avant la décision d’achat proprement dite constitue par ailleurs un catalyseur efficace dans le secteur B2B, car il permet aux personnes concernées de vérifier elles-mêmes les résultats dans un cadre restreint avant de s’engager à plus grande échelle et à long terme.
- Plusieurs parties prenantes au lieu d’une seule personne
- Convaincre les services spécialisés, le service des achats et la direction
- Ce sont les chiffres et les références qui comptent le plus
- La prise de décision prend plus de temps, mais le résultat est plus solide

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