Typographie dans l’impression : choix des polices pour les dépliants, les affiches et les brochures

En impression, la typographie détermine souvent dès les premières secondes si un message passe ou s’il finit à la poubelle. Quiconque s’occupe de conception graphique pour l’imprimé ou planifie une identité visuelle imprimée ne peut pas faire l’impasse sur le choix de la police : celle-ci véhicule le message au même titre que l’image et la couleur. Contrairement à l’écran, l’imprimé n’offre pas de seconde chance via une mise à jour logicielle : dès qu’un tirage est imprimé, une police mal choisie ne peut plus être corrigée.

Ce que signifie la typographie dans l’imprimerie

Contrairement à l’écran, le papier réagit différemment aux formes typographiques : l’encre a tendance à s’étaler légèrement vers l’extérieur, les empattements fins peuvent s’estomper lorsque la taille des caractères est petite, et le choix du papier modifie le contraste d’une ligne. La typographie dans l’imprimé va donc bien au-delà du simple choix d’une belle police : l’interligne, l’espacement des caractères et le contraste avec le fond déterminent ensemble la lisibilité. L’ordre dans lequel le regard parcourt une page peut également être guidé de manière ciblée grâce à la taille et à l’épaisseur de la police.

Une erreur courante dans la pratique : les polices fines et élégantes sont imprimées sur du papier mat ou très absorbant, ce qui les rend ensuite à peine lisibles. Avant l’impression définitive, il est toujours judicieux de réaliser un test d’impression sur le papier qui sera effectivement utilisé.

C’est pourquoi un tirage d’essai est indispensable avant de lancer la production d’un tirage important. Ce n’est qu’une fois l’impression réalisée sur le support réel que l’on peut vérifier si la taille des caractères, l’espacement et le contraste des couleurs sont effectivement satisfaisants. Un tirage d’essai permet également de vérifier si les lignes fines ou les très petites tailles de caractères sont reproduites avec suffisamment de netteté lors du processus d’impression.

  • Les polices sans empattement paraissent plus nettes sur le papier
  • Les petites tailles de police nécessitent des styles de police plus gras
  • Adapter la longueur d’impression à la structure du papier
  • Toujours vérifier l’épreuve d’impression
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Bien associer les polices de caractères

Deux, voire trois familles de polices au maximum, suffisent amplement pour la plupart des supports imprimés. Une police d’impact pour les titres, une police sobre et lisible pour le corps du texte : en règle générale, un dépliant ou une brochure n’a pas besoin de plus. Plus important que le nombre, c’est le contraste entre les polices choisies : une police sans empattement pour les titres associée à une police avec empattement pour le corps du texte fonctionne généralement mieux que deux polices très similaires côte à côte. Des styles de police trop similaires donnent souvent, à première vue, l’impression d’une erreur dans le fichier, et non d’un choix graphique délibéré.

La vidéo montre comment vérifier les combinaisons de polices et les interlignes directement à partir d’un exemple de mise en page imprimée, et explique quels petits ajustements permettent de rendre une mise en page nettement plus harmonieuse.

L’origine de la licence de police joue également un rôle lors de l’impression : pour les imprimés commerciaux, il faut disposer d’une licence valide couvrant l’impression du tirage prévu. En cas de doute, il est recommandé de vérifier à nouveau les conditions de licence de la police utilisée avant d’exporter le fichier vers l’imprimerie, car les modèles de licence peuvent varier considérablement selon le fournisseur et le tirage.

  • N’utilisez pas plus de deux ou trois familles de polices
  • Créer un contraste entre le titre et le corps du texte
  • Vérifier la licence d’utilisation de la police pour le tirage imprimé
  • Une taille de police uniforme sur toutes les pages

Lisibilité et taille des caractères à l’impression

Un prospectus n’est souvent regardé que pendant quelques secondes, tandis qu’une publicité imprimée dans un magazine est étudiée plus longuement. La taille des caractères doit être adaptée à la distance de lecture et au contexte d’utilisation : une affiche se lit à plusieurs mètres de distance et nécessite des caractères nettement plus grands qu’une brochure que l’on tient à la main. L’interligne doit également augmenter proportionnellement à la taille des caractères, afin que les blocs de texte ne paraissent pas trop serrés. Dans le cas des brochures de plusieurs pages notamment, il est également recommandé d’utiliser une mise en page uniforme, afin que les titres et le corps du texte aient un aspect homogène d’une page à l’autre.

Schriftgestaltung und Fontauswahl am Bildschirm für Druckvorlagen

Une fois que l’on a compris les principes fondamentaux de la conception typographique, on peut facilement les appliquer à n’importe quel autre format d’impression — du prospectus aux directives d’un guide de style pour des familles de marques entières. Ainsi, l’univers typographique reste cohérent d’une brochure à l’autre, d’une affiche à l’autre et d’un emballage à l’autre, même si ces supports sont réalisés par différentes personnes.

  • La distance de lecture détermine la taille minimale des caractères
  • Les affiches nécessitent des tailles de police nettement plus grandes
  • Adapter l’interligne en fonction de la taille de la police
  • Consigner des règles uniformes dans le guide de style
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Les erreurs typographiques qui sautent particulièrement aux yeux à l’impression

Certaines erreurs typographiques passent presque inaperçues à l’écran, mais apparaissent immédiatement sur le papier. Un interligne trop serré donne souvent un rendu plus encombré à l’impression qu’à l’écran, car le papier génère moins de luminosité entre les lignes. De même, un contraste trop faible entre une police gris clair et du papier blanc, qui semble encore acceptable à l’écran, peut devenir pratiquement illisible à l’impression.

Si l’on ne remarque ces détails qu’une fois le document chez l’imprimeur, on s’expose à des réimpressions coûteuses. Une épreuve préalable reste donc le moyen le plus fiable d’évaluer de manière réaliste le contraste et l’interligne.

  • L’interligne semble plus serré à l’impression
  • Une police gris clair sur papier : un choix risqué
  • Vérifier le contraste dès les premières épreuves
  • Éviter les réimpressions grâce à un test précoce

Réfléchir conjointement à la typographie et au langage visuel

Dans les imprimés, le texte n’est que rarement utilisé seul, mais toujours en interaction avec des images et des éléments graphiques. Dans une infographie, par exemple, la typographie doit transmettre des données détaillées avec autant de clarté qu’un gros titre sur une affiche, mais à une échelle totalement différente.

En concevant dès le départ la taille des caractères, la couleur et le langage visuel comme un ensemble cohérent, on évite que, dans la mise en page finale, les différents éléments n’entrent en conflit les uns avec les autres au lieu de se compléter.

  • Concevoir le texte et l’image comme un tout
  • Distinguer clairement les données des titres
  • Réévaluer l’échelle pour chaque format
  • Examiner l’effet global avant de se pencher sur les éléments individuels

À propos de l'auteur Chefredaktion
Stephan M. Czaja

Unternehmer, Nerd und Coder mit Liebe für Marketing, Ads, Creatives und Kampagnen. Schreibe, seit ich denken kann — über alles, was zählt.